L’effectif d’agents et fonctionnaires de l’Etat payés par voie bancaire a déjà atteint 83,3% du total et que les reliquats de paie occasionnés par la réforme ont dépassé les 115 milliards de CDF. Ces chiffres, arrêtés au 13 septembre 2018, ont été révélés par le président du Comité de suivi de la Paie, le professeur Jean-Louis Kayembe.
Une matinée d’échange sur la bancarisation de la paie du secteur de la santé qui s’est tenue vendredi dernier à la Banque centrale du Congo (BCC) a permis aux parties prenantes de plancher sur la question.
« A ce jour, la paie par voie bancaire est devenue la règle et celle par le truchement des comptables l’exception. Dans les grands centres urbains et les territoires où les institutions financières retenues dans la réforme sont installées, la paie se déroule dans le mois et le principe de proximité est globalement respecté», a indiqué le président du Comité de suivi de la paie.
En dépit de quelques écueils qui continuent de s’observer dans les territoires dont l’accès difficile, faute d’infrastructures de base et d’attrait pour les banques, les résultats restent à ce stade tangibles.

D’après Jean-Louis Kayembe, il convient d’ajouter à ces résultats les milliards d’économies nées de l’assainissement du fichier de paie. Cela, grâce à la contribution des banques qui n’hésitent pas à communiquer les personnes non identifiées après un délai d’attente raisonnable et aux missions de contrôle réalisées conjointement par les secteurs concernés et les acteurs de la chaîne de la dépense. Et ce, sous la supervision du Comité de suivi de la paie.
Cette réunion a porté également sur l’analyse comparative de la paie du secteur de la santé avant et depuis sa bancarisation et l’évaluation de la bancarisation de la paie du secteur de la santé en provinces et les perspectives d’amélioration.
Le point a aussi été fait sur «la liquidation de la paie du secteur de la santé et la récurrence des difficultés opérationnelles, la domiciliation des lignes non éclatées comme stratégie d’avancement de la réforme, l’implication des services en charge de ‘engagement dans l’assainissement du fichier de la paie en amont – cas des professionnels de santé et des inactifs intégrés des FARDC», précise le compte rendu officiel.
Tous ces points ayant fait l’objet des exposés des différents délégués ont relevé les défis importants liés aux effectifs de la santé, à leur cartographie, au retard des mises à jour ainsi qu’à l’implication des banques dans l’arrière –pays.
Entre-temps, les actions menées jusqu’alors ont réussi à booster la poursuite de la bancarisation du secteur de la santé en provinces et à faire accélérer les travaux liés à l’éclatement des lignes pour une domiciliation aisée d’une paie voulue de proximité.
Les parties prenantes se sont engagées à renforcer leur volonté et leur détermination pour faire aboutir cette réforme dans le secteur de la santé, à l’exemple de la démarche du Secrétariat général à la Défense nationale.
« La détermination sans faille à assainir ses effectifs des professionnels de santé et inactifs intégrés ainsi que le rapprochement du Comité de suivi de la paie, ont contribué, en amont, à un assainissement à l’origine d’une partie substantielle des économies réalisées. Sa démarche constitue sans doute un exemple à suivre pour bien des secteurs et confirme ainsi la pensée selon laquelle l’armée demeure une référence en matière d’organisation et de stratégies », a insisté le président du Comité de suivi de la paie.

Jean-Louis Kaymbe a invité les services chargés de l’engagement, organes impliqués dans la liquidation, les experts de l’ordonnancement et du paiement à travailler en synergie et de mener ensemble des actions concertées pour faire aboutir le projet de bancarisation de la paie, laquelle demeure le figure de proue de la modernisation du pays.
L’Administration publique, les membres du Comité de suivi de la paie ainsi que des opérateurs de paie concernés ont pris part à cette rencontre.
Emilie MBOYO | Zoom Eco
Source : Zoom-eco.net